La plage || Il est beau, il marche sur la plage en poussant son vélo | Esquimaux, fraise, vanille, chocolat, ça fera 5€ | Il fait chaud, toutes les filles se bousculent, elles veulent une menthe à l’eau | Moi, d’abord!, les garçons se chamaillent, se donnent des coups dans le dos. || Mais moi, je n’ose pas te parler | La gorge sèche, je ne fais que trembler | Je brûle, j’ai soif, je donnerais tout pour boire | Le bleu de tes yeux, l’océan de ton regard || Toi, beau gosse, sur la plage | Tu sais faire des ravages || 16h30, journée bien avancée, bientôt fini de vendre | Toutes les glaces dans le bac sont parties, on peut faire de la place | Dans ma main, un billet tout froissé que je garde pour demain | Jusqu’au jour où j’oserai te parler, oserai te dire bonjour || Mais moi, je n’ose pas te parler | La gorge sèche, je ne fais que trembler | Je brûle, j’ai soif, je donnerais tout pour boire | Le bleu de tes yeux, l’océan de ton regard || Toi, beau gosse, sur la plage | Tu sais faire des ravages || La nuit, je compte les secondes, chaque minute, toutes les heures | La tête dans l’oreiller pour étouffer ma douleur | Si seulement je savais surmonter cette peur | Si j’osais te parler je ne passerais plus mes nuits en pleurs | Je rêve, tu es là, sur la grève, attends-moi | Tous deux sur la plage, ta joue glisse sur mon visage || Toi, beau gosse, sur la plage | Tu sais faire des ravages ||